LE DERNIER POILU FRANCAIS S'EST ETEINT
Posté le 12.03.2008 par unispourlavenirdetous

Vous savez comme notre ville est attachée à la défense de la Mémoire, Martial Vandewoestyne faisant d'ailleurs partie du comité d'honneur des Flammes de la Mémoire, nous venons d'apprendre cette nouvelle : Lazare Ponticelli, le dernier "poilu" de la guerre 1914-1918, est décédé à l'âge de 110 ans.
Un hommage national à l'ensemble des Français mobilisés durant la Première guerre mondiale sera rendu dans les prochains jours
Lazare Ponticelli était donc le dernier des 8,5 millions de poilus. La vie de ce Franco-Italien s'apparente à un roman. Celle d'un petit Italien parti tout seul de son village natal, près de Bettola (nord de l'Italie), à 9 ans et demi, pour fuir la misère et gagner le "paradis", la France. Il vivra alors avec sa mère et ses frères à Nogent-sur-Marne, où réside à l'époque une importante communauté italienne.
Il n'a pas 17 ans quand il s'engage en 1914 dans les rangs du 1er Régiment de marche de Sidi-Bel-Abbès (Légion étrangère). Un mois de classes et le voilà au front, "à Soissons, en deuxième ligne", puis en Argonne. "A la première attaque, sur la cote 707/708, on a été décimé immédiatement car on n'avait pas de tranchées", se souvenait-il il y a quelques mois encore, lors d'une interview réalisée à l'occasion des commémorations du 11 novembre 2007. "Les Allemands en avaient, pas nous". C'est lui qui "fait le premier pansement" à son frère Céleste, blessé. Ceux qui n'étaient pas tombés ont été "ramassés et on nous a expédiés à Verdun".
C'est là, au fond des tranchées, au milieu "des rats qui se baladaient", qu'il sera rattrapé par l'Italie en 1915. "On me demandait au poste de commandement". Il y apprend que, comme tous les Italiens engagés dans l'armée française, il doit partir combattre sous le drapeau transalpin après l'entrée en guerre de l'Italie au côté de la France. C'est donc comme chasseur alpin, de l'autre côté de la frontière, qu'il poursuivra la guerre, se battant contre les Autrichiens.
De ce long conflit, dont il était sorti indemne excepté une blessure à la joue, il avait retenu une chose: "Vous tirez sur des pères de famille, c'est complètement idiot la guerre". Démobilisé en 1916, il rentre en France en 1921 et lance avec deux de ses frères une entreprise de montage et d'entretien de cheminées d'usine, dont les activités vont s'étendre au montage-levage, particulièrement dans le secteur du raffinage du pétrole. La société Ponticelli Frères existe toujours et compte 2 000 salariés.
Ce dernier légionnaire de la Guerre 14-18, naturalisé en 1939, avait dans un premier temps refusé l'idée d'avoir des obsèques nationales comme le proposait le gouvernement, mais avait finalement décidé d'accepter, "au nom de tous ceux qui sont morts, hommes et femmes" pendant la première Guerre mondiale.
Le devoir de mémoire est fortement présent à Lambres lez Douai, notamment dans le travail mené à l’école primaire Roger SALENGRO.
C’est un véritable partenariat qui existe entre l’équipe enseignante, les associations d’Anciens Combattants et la municipalité. C’est dans ce cadre que Martial VANDEWOESTYNE, maire de la commune, et Philippe GLORIEUX, conseiller municipal délégué à la défense, avaient proposé un déplacement inter-générationnel au Mémorial de la Grande Guerre à PERONNE pour les élèves de la classe de Florence CARDON avec les Anciens Combattants de la ville. Une cinquantaine de participants ont donc visité durant toute la matinée le Mémorial de la Première Guerre mondiale dans l’enceinte de l’ancien château fortifié de PERONNE.
Ce fut l’occasion de comprendre plus précisément, avec des documents authentiques, les origines du conflit, et de mieux se représenter les conditions extrêmement pénibles de la vie des soldats mais aussi des civils à l’arrière du front.
L’après-midi a été consacrée à la visite d’un cimetière militaire allemand puis à celle du « LOCHNAGAR CRATER » à LA BOISSELLE, impressionnant trou de mine de 100 mètres de diamètre et de 30 mètres de profondeur, vestige de la mise à feu de 70 tonnes d’explosifs le 1er juillet 1916, date de déclenchement de la Bataille de la SOMME par les Britanniques. Après l’imposant mémorial franco-britannique de THIEPVAL, le groupe lambrésien a terminé son déplacement à travers les tranchées du mémorial terre-neuvien de BEAUMONT - HAMEL où, toujours le 1er juillet 1916, des 800 volontaires présents il ne resta plus que 68 valides après une demi-heure sous le feu des mitrailleuses allemandes.
Pour Jean-Paul FONTAINE, directeur de l’école, cette initiative de la municipalité a été une occasion exceptionnelle de donner une autre dimension aux apprentissages scolaires. Les réflexions témoignées par les élèves à leur retour en classe ont montré à quel point ils avaient été sensibles à ce moment particulier de l’histoire de l’Europe et du monde et combien ils avaient apprécié d’être accompagnés de personnes ayant vécu d’autres époques difficiles du XXe siècle."
Nous veillerons à conserver toujours ce devoir de Mémoire au sein de nos différentes actions éducatives.
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